‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 4)Chapitre 235 sur 321 · s. r.r.'K. Na/., Or. xviii, 32, 34. i. h/., Or, V, 3<J · texte numérisé non relu

s. r.r.'K. Na/., Or. xviii, 32, 34. i. h/., Or, V, 3<J

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juillet, pendant les fêtes célébrées en Thonneur de l'amant de Vénus, Adonis, dont la mort sanglante était regardée comme une image de la moisson tombant sous la faux*.

Le beau temps, une belle fêle, une entrée royale, un jeune prince mettent toujours les populations en humeur d*applaudir. Julien fut très-bien accueilli, et les airs retentirent d'acclamations enthousiastes. Mais, au moment où il mettait le pied dans le palais, on entendit s'élever une sorte de hurlement lugubre : c'était le rituel de la fête d'Adonis qu'on achevait, et les prêtres poussaient des cris sur un moUe convenu, à l'heure où la dent du sanglier avait tranché les jours du jeune chasseur. La coïncidence fut remarquée, et le front de Julien s'assombrit^.

Les jours suivants furent partagés entre les sacrifices et les audiences. Julien fit admirer tour à tour, dans ces divers exercices, et sa dévotion et sa justice. Les sacrifices furent abondants, splendidcs, renouvelés sur tous les autels et sur tous les points de la ville. Le tribunal fut ouvert aux réclamations de tous les particuliers, avec une facililé qui ne dégénéra pourtant pas en encouragement à la délation. Julien se montra surtout très-peu soucieux de ses injures personnelles. Le premier jour il avait fait éloigner de sa présence un fonc-

1. Amm. Marc, xxii, 9. — Soz., vi, 2. —S. Jean Gbiys., tome ii, p. 589, 637.

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