‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 4)Chapitre 239 sur 321 · Jnl., Ép, IX et XXXVI (<4d. Sprin.), p · texte numérisé non relu

Jnl., Ép, IX et XXXVI (<4d. Sprin.), p

les imaginations : tous les regards étaient tournés, qod plus (lu côté du port, d'où arrivaient les ordres de rcmpereur, mais du coté du Nil , d*où pouvait être signalée à tout instant la barque qui devait ramener Atbanase. L'usurpateur mort, en effet, et le terrain déblayé par la justice divine et la violence populaire, Atbanase n'avait plus de raison de rester caché ; le désert le rendait enfia au jour; il avait reparu; il allait venir; d'heure ea heure on s'attendait à le revoir. Alexandrie se remplit d'une foule chaque jour grossissante, qui accourait de tous les points de l'Égypte pour se rassasier de la vue de cet homme dont la vie avait surpassé, par l'héroïsme de la foi, toutes les merveilles de la fable *•

Lorsqu'on sut qu'il approchait (ce dut être vers le milieu d'août], toute la ville se porta d'un élan à si rencontre. Il avait pris terre à une journée enviroa d'Alexandrie, et s'acheminait monté sur un âne. « Tous allaient au-devant de lui, dit son panégyriste, partagés par sexes, par âges, pai* professions ; car c'est ainsi que se rangent les habitants de cette ville pour décerner un hommage public. Ils débordaient comme un fleuve. Un poëte eût dit que c'était le Nil avec ses flots d'or qui font naître les moissons, le Nil rebroussant d'Alexandrie vers Chérée. Laissez-moi jouir un moment de ce récit... Ne m'arrachez point au spectacle d'une telle fête. Il cLiit monté (souffrez que je le dise sans être accusé de folie), comme le Christ, sur le poulain d'une ànesse.

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