Ibid, p
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purifié. » Constanlin, ravi, s*aUacha île grand cavuv h la déesse el sortit de la réunion céleste, emmenant ses enfants avec lui *.
r/esl par cette impudente calomnie que se termine cette étrange fantaisie ; mais le païen dépilé ne nous dit point de quel baptême le polythéisme aurait pu arroser les courtisans dissolus qui remplissaient le palais impérial, pour les faire semblables aux Athanase ou aux Antoine. Il était plus aisé de médire des sacrements chrétiens que de leur dérober leur vertu.
C'était dans ces épânchements solitaires de haine que Julien passait les longues veilles de l'hiver qui s'avançait. Le temps ne lui manquait pas; car, sauf pour presser les armements de la guerre qui devait éclater au printemps, il ne sortait plus guère de son caliinet, fuyant les visages ennemis et craignant les mauvais propos <le la population. Dans ses triî^tes loisirs» il avait conçu un plan très-considérable, qu'il ne put exécuter tout entier : ce n'était pas moins qu'une réfutation en règle du christianisme, sur le modèle de celles qu avaient
l. Quoi est ce fils de Gonstautiu? M. Villeinain, en citant ce passage, qui m se tronve que dans l'édition de Spanheiin ), dans l'aiticle si bienveillant qu'il a consacré à la première partie de cet ouvrage, croit que ces paroles doivent être attribuées à Crispus, et y voit uue
reuv« que cet in fort une .jeune homme professait ouvertement le christianisme. Je me permets «le ne pas i)art;iger Tavis de l'émioent critique. Rien ici n'indique aucune allusion à Crispus, oublié depuis longtemps, et qui ne figure i>as dans l'énumération des convives du banquet. Nous crf»yons \)\u< vraiseFid»'ablo de mettrtî le discours dans la liouche de Constance, à qui Convient à parlai terne iit la double qualité de chrétien et de sybarite.
composées autrefois Celse, Hiéroclès et Porphyre luimême; mais avec une connaissance plus exacte des textes de l'Écriture et du sens précis des dogmes, telle que pouvait l'avoir un ancien lecteur de FÉglise. Ce devait être le résumé de toutes les discussions qu'il avait eu à soutenir dans son Intérieur contre ceux des courtisans chrétiens qu'il avait essayé, trop souvent avec succès, de convertir. C'eût été aussi une réponse aux provocations incessantes des prédicateurs qui, de toutes parts, i^nouvelaient avec une ardeur et une confiance nouvelle toutes les polémiques des Tertullien et des Athénagore. Beaucoup lui adressaient leurs écrits et le pressaient d'arguments ironiques et personnels. Il reçut ainsi un ouvrage d'Apollinaire, intitulé la Vérité, où l'unité de Dieu était démontrée par les seules forces de la raison, sans aucun secours de la révélation et de l'Écriture. Il le lut et le renvoya, en y mettant cette apostille : « J'ai lu, j'ai compris et j'ai condamné*. » Peu de jours après, le manuscrit lui était réexpédié avec celte réplique : « Tu as lu, mais tu n'as pas compris; car, si tu avais compris, lu naurais pas condamné ^» Julien voulait montrer qu'il comprenait et condamnait bon escient. Tel était l'objet du volumineux ouvrage divisé en trois ou sept livres, dont nous parle saint Jérôme et que nous ne possédons plus. Nous savons seulement qu'il y travailla jusqu'à son dernier