‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 4)Chapitre 274 sur 321 · Amm. Marc., xxiii, 2. — Zos.. iii · texte numérisé non relu

Amm. Marc., xxiii, 2. — Zos.. iii

2. Amm. Marc, toc, ci7. — Soz., vi, 1.— Liban., Or. 10, p.312.C'est Sozomène qui rapporte les termes injurieux et fanfarons dont se servit Julien en donnant ses instructions à Arsace. C'est d'après le bruit qu'avaient fait ses instructions, et le souvenir qui en était resté, que quelque faussaire contemporain aura fabriqué la pièce publiée par Muratori {Anecdota ^r«pc/i), et insérée dans la collection complète des lettres de Julien par Heyler^ p. 135. Mais nous adhérons entièrement à Topinion des savants d'aujourd^hui^ qui regardent cette pièce comme apocryphe. Elle n'a ni les habitudes de style, ni le ton de Julien, et ne correspond même pas à l'extrait de la lettre originale que donne Sozo mène.

La guerre devait être cette fois agressive de la part des Romains» et non simplement défensive, comme l'avaient été toutes les précédentes. Or, pour envahir le territoire des Perses en partant d'A^ntioche» on pouvait suivre deux voies différentes : on pouvait traverser la Mésopotamie à peu près en ligne droite, et tendre vers cette partie supérieure de TAssyrie qu'on appelait TAdiabène; l'autre marche consistait à descendre le cours de TEuphrate, à parcourir la Mésopotamie tout entière du nord au sud , et à n'entrer qu'avec le fleuve même sur le territoire de l'ennemi * .

La première de ces deux routes était incontestablement la plus sûre. Elle traversait toute la partie de l« Mésopotamie que le dernier traité imposé par Galère au roi Narsès avait réunie à l'empire, et où s'élevaient maintenant de grandes villes fortifiées. Carrhes, Ëdesse, Nisibe, formaient sur cette ligne comme une chaîne de citadelles qui pouvaient maintenir des communications faciles entre le centre de l'empire et l'armée envahissante. De plus, en cheminant dans celte voie, on tenait sa gauche constamment appuyée contre les montagnes d'Arménie , à portée des secours de cette province amie. Enfin , on pouvait passer le Tigre encore en pays romain et sur un point où il n'a que peu de développement; sur l'autre rive, on rencontrait les cinq petites provinces d'Arzacène, de Moxoène, de

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