‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 4)Chapitre 276 sur 321 · Liban., De lita sua, p. 44. — Amm. Marc., wîii, i · texte numérisé non relu

Liban., De lita sua, p. 44. — Amm. Marc., wîii, i

de 6*écrier : « Voilà ce que c'est que les hivers de cette contrée! » Il arriva donc à Litarbe» sa première étape, plus maussade que jamais ; et les sénateurs, reçus dans une dernière audience, ne retirèrent pas grand profit de leur démonstration de zèleV Ils revinrent à Antioche, tout consternés» raconter à Libanius leur déconvenue. Celui-ci, qui avait au fond Tâme bonne, et qui aimait à rendre service, se reprocha fort de ne pas les avoir accompagnés, et, pour réparer sa faute, il se mit à l'œuvre dès le lendemain, dans l'espoir, déjà si souvent trompé, d'émouvoir le cœur irrité de son royal ami. « J'ai bien maudit, lui écrivait-il , ce détestable voyage, et je me suis maudit aussi moi-même d'être revenu si vite, de n'avoir pas été jusqu'à la première station, et de ne pas m'étre donné la joie de revoir encore avec le soleil levant votre tête sacrée. La ville elle-même ne pouvait rien pour me consoler, dans le malheur où elle est plongée. J'appelle son malheur, non point l'extrême cherté des vivres, mais le tort qu'elle a eu de se faire juger méchante et ingrate par celui qui a une telle puissance et une sagesse plus grande encore. Tant que mon ami Aliénus était auprès de moi, j'ai eu à qui parler, pour m*accuser moi-même et pour me louer de l'honneur que vous m'avez fait. Mais depuis qu'il est parti, c'eçt aux lambris de ma chambre que je m'adresse en guise de confident , et , couché dans mou lit : Voilà

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