Lihan., Ep. 722, p
élevés de l'homme, vous cherches d'autres matlres qu'eux. Les temples sont ouverts, vous les fuyez, vous qui auriez dû gémir quand ils étaient fermés. Et quand on fait appél en votre présence à l'autorité de Platon et de Pylhagore, vous lui opposez celle de vos mères, de vos Temmes, que sais-je? de vos intendants même Qt vos cuisiniers; et vous vous attaches avec obstination aux convictions de votre enrance; vous vous laissai conduire par ceux à qui vous devriez commander... Voyons, continuait-il en insistant avec sa bonhomie accoutumée» est-ce que nous n'allons pas tous nous précipiter vers les temples, persuadant ceux qui ge laisseront Taire et forçant les autres à faire comme nous*? » Mais les choses n'allaient pas si vite que le bon sophiste se l'imaginait, et parfois il s'attirait d'assez durei répliques. C'est ainsi que, passant un jour devant la de* meure d'un prêtre dont l'occupation était d'enseigner les petits enfants : « Eh bien! lui dit-il en raillant, que fait en ce moment le iils du charpentier? — Il taille un cercueil pour nieltre dans un tombeau, lui répliqua le chrélieu d'un ton sévère*. »
L'empereur s'éloignait cependant à petites journées, rendant compte à son cher sophiste très-régulièrement,
1. Ce langage est extrait d'un discours de Lihanius, publié par Fabricius dans la BiOliotheca grœca, postérieurement à l'édition de Morel et intitulé : De rc(ps irn, éd. Reisko, t. î, p. 50i, 11 y a lieu de "Supposer que ce discours, pas plus que celui qui était desliué Jnlicn, no fut prononcé officiellement; mais il donne l'idée des conversations habituelles de Libanius.