Amin. Marc, xxiv, 8, /// fine
des postes romaines. Et, pour empêcher qu'on ne s'inquiétât trop (le ce silence, Julien en était rédurt à faire croire à son armée que des communications secrètes des Dieux suppléaient aux nouvelle^ qu'il ne recevait pas'. Tout avait été combiné, conduit, sacrifié pour opérer rapidement un grand coup de main sur Ctésiphon ; le jour était donc venu de le Trapper, mais était-il possible? C'est, à l'épreuve, ce qui devint douteux.
Quelque grand, en effet, que fût le triomphe remporté la veille, il était clair qu'on n*avait pas eu en téte la principale armée des Perses, et la meilleure preuve, c'est que Sapor ne la commandait pas. Il n'était pas même dans Ctésiphon. Un souverain si renommé , si courageux, si habile, n'abandonnait pas sa capitale sans quelque secret dessein. Il fallait donc croire, et les captifs comme les espions confirmèrent bientôt celte supposition, qu'il s'était retiré dans quelque partie reculée de son empire, pour y rassend)ler le gros de ses forces, appeler à son aide tous les petits souverains de la haute Asie, et fondre ensuite sur l'armée romaine lorsqu'elle serait épuisée par les fatigues, réduite par les combats, et parfaitement isolée en pays ennemi. Le succès d'une telle manœuvre dépendait essentiellement de la durée de la résistance de Ctésiphon. Mais la ville était grande, forte; ses communications restaiiMit ouvertes du côté du miJi par le Tigre; elle était soutenue