Théod
chapitre m du prophète Habacuc, où se trouvent ces versets : « Dieu est sorti de Thémen j le saint est venu des sommets du Pharan... La mort ira devant sa face; le vent bnllantdu désert marchera devant lui... Tu as brisé le faite de la maison de l'impie; pour lui tu as mis à nu le fond de Tabime *. » Dans un petit nombre de villes seulement, les habitudes de servilité officielle persistèrent; et Julien prit rang parmi les Dieux à côté de Constantin ^.
Aux nouvelles véritables » déjà par elles-mêmes assez saisissantes, se joignaient toutes les rumeurs populaires qui en venaient grossir encore l'impression. La mort de Julien, la fin la plus naturelle cependant qui pût frapper un général faisant son devoir à la tête de son armée, était racontée de cent manières différentes, suivant les passions et les préjugés de chacun. Quelques chrétiens, peu satisfaits de voir le bras de la Providence guidant du haut du ciel le trait qui avait frappé l'apostat, voulaient à toute force que ce fût proprement un ange qui fût descendu exprès pour le percer sous sa tente pendant qu'il dormait. Les païens, en revanche, accusaient très-haut les chrétiens de l'armée d'avoir payé un assassin pour viser l'empereur par derrière