s. Atban., — Théod., /oc. cit
ATHANASB A ROME. 85
d'Autioche. Sur Tordre de Constance, très-irrîté qu'on eût voulu le faire tomber dans un tel piège, il fut déposé de sa charge ; mais on eut soin de le remplacer par l'eunuque Léonce de Phrygie, prêtre scandaleux et irrégulier, sans autre titre à une telle promotion que son dévoftment aux intérêts du parti dominant*.
Avec la faveur visiblement ébranlée de Constance, les Eusébiens perdaient leur principal appui. Il fallait donc, de gré ou de force, commencer à se montrer plus complaisants et plus souples, et consentir à entrer dans quelques essais d'accommodement. Une année presque entière se passa dans des pourparlers inutiles, dans des allées et venues de députations entre Milan et Antioche, dans des rédactions de formulaires de foi et de symboles, successivemenLenvoyés aux évêques d'Occident et toujours rejetés par eux ^. La négociation tirait en longueur, et c'était probablement tout ce que désiraient les Eusébiens, quand une nouvelle imprévue d'Alexandrie vint offrir à Constance l'occasion qu'il cherchait de se tirer d'embarras et de consommer à tout prix une réconciliation dont son orgueil souffrait, mais dont sa politique avait momentanément besoin.
La suite du pontificat improvisé de Grégoire à Alexan-