‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 4)Chapitre 43 sur 321 · BoUaud., p · texte numérisé non relu

BoUaud., p

térieU pour le soulagement des maux du corps. « Les miracles invisibles, disait-il souvent» sont supérieurs à ceux qui se voient. La guérison de Tâme vaut mieux que celle du corps. Voulez-vous voir, ajoutait-il, la plus grande des visions? Si vous rencontrez un homme d'une pureté et d'une humilité parfaite, c'est là une vision digne de votre admiration. Car que peul-il y avoir de plus grand et de plus admirable que de voir le Dieu invisible habitant dans Thomme comme dans son temple* ?

Malgré ces graves avertissements d'une piété sage, toutes les biographies de saint Pncôme et tous les récits de la vie de ces premiers pères du désert, ne sont guère remplis que de prodiges accomplis par leur pouvoir ou en leur nom. Si Ton prêtait à tous une entière croyanco. , jamais , pas même au temps des apôtres , les miracles n'auraient été si nombreux que dans ces solitudes. Il serait également téméraire et de croire et de rejeter indistinctement ces pieuses narrations. Le don des miracles, cet attribut de la toute-puissance divine, qui ne se laisse point enfermer dans le cercle (les lois qu'elle a créées, n'avait assurément pas abandonné l'Église après avoir assuré son triomphe; et si jamais quelques hommes ont mérité de pouvoir commander à la nature, ce furent certainement ceux qui avaient commencé par la dompter en eux-mêmes. Mais

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