‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 4)Chapitre 46 sur 321 · III. S · texte numérisé non relu

III. S

114 TRANSFORMATION DU PAGANISMfi.

(le lui, on voit dons les documents voisinsde cette époque ligurer un intendont spécial qu'on nomme Téconome des pauvres, le nourricier des orphelins K

C'est que ce ne sont plus seulement quelques épargnes à distribuer régulièrement chaque dimanche à des veuves, à des orphelins ou ù de pauvres passagers : il y a des maisons entières à régir, des établissements à gou^ verner. Le premier de ces asiles de la charité, celui qui s'élève presque partout auprès de l'église, c'est la maison de l'hospilalilé ^ Le soin des hôtes, rappelé en termes si touchants par Tapotre saint Paul, était la tradition favorite de TÉglise chrétienne. Son unité et sa paix en avaient dépondu bien longlemps. C'était par l'habitude impo^iée de bonne heure aux familles chrétiennes de recevoir à leur foyer tout voyageur qui se recommandait du nom du Christ, qu'à travers la dispersion et le silence obligé, les relations entre les chrétiens s'étaient maintenues intimes et fréquentes. L'Église captive s'était propagée à l'ombre de l'hospitalité : libre, elle lui éleva des palais qui semblaient attester sa reconnaissance. Il y eut dans chaque grande ville, à coté de la demeure del'évéque, un vaste bâtiment ouvert à tous les voyageurs. Puis au corps du bâtiment on ajouta plusieurs ailes; elles furent réservées aux malades, aux enfants ou aux vieillards. Chacune eut bientôt son administra* tion particulière, sa population d'affligés et d'inflr-

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