‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 4)Chapitre 62 sur 321 · Ibid., cap · texte numérisé non relu

Ibid., cap

n*agisscnt donc poinl sur les dieux, mais ils agissent sur rhoraîiie par l'efforl qu'ils lui font faire pour s'élever vers la Divinilé Le poiul culminant de cet effort, c'est renlhousiasrnc extatique, source de toute science divinatoire. C'est en s'unissant à Dieu que Tàme apprend à le connaiire, à poneirer i avenir, à devenir sur tous les points rinterprète de la connaissance divine^. Les actes malériels qui accompagnent, qui préparent et précèdent ces transformations morales, n'ont pour effet que d'y disposer Tétre humain tout entier, par suite de celte harmonie générale du monde qui fait que toutes les forces de la nature, soit physiques, soit spirituelles» agissent dans le môme sens et conspirent au même but. Les paroles sacramentelles, les sons, les cymbales, tout l'appareil des cérémonies sont des échos et des images de cette harmonie universelle du sein de laquelle l'homme est sorti et où il tend à rentrer par l'extase. C'est ainsi que la nature physique tout entière, œuvre de Dieu comme l'homme, concourt à élever l'âme vers son auteur et son centre ^

Toute celte théorie , développée avec lucidité et chaleur, n'est dépourvue ni de charme , ni même de pureté morale. Revendiquant ainsi par d'ingénieux artifices la dignité phliosophique du polythéisme, Jamblique voudrait laisser en dehors tout ce que la corruption des

!. Jamblici Chalcidensis Demysteriîs liber, soct. i, cap 18.

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