‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 4)Chapitre 94 sur 321 · s. Athan., ibid., p. 835. — Théod., ii · texte numérisé non relu

s. Athan., ibid., p. 835. — Théod., ii

« Quelle dépense, interrompit encore Épictète, serait suffisante pour voiturer tant d*évéques? » — «Les évèques, assura Libère» ne demandent rien au trésor public : les églises pourvoiront seules à leur transport. » — « Tout cela est vain, dit l'empereur : cet homme est condamné ; il a offensé tout le monde, mais personne plos que moi. Il n*a pas cessé d'exciter contre mon pouvoir la colère de mon frère Constant. Il n'y a point de victoire, fias môme celle que j'ai remportée sur Magnence, qui me tienne tant au cœur que l'éloignément de ce scélérat. » — « Empereur, dit Libère, les évéques ne sont point faits pour venger vos injures )> L'entretien se termina par un délai de deux jours que Constance accorda au pape pour réfléchir et se désister. La résolution du pontife fut inébranlable. Les deux jours passés, on lui annonça sa sentence d'exil, avec l'ordre de se rendre àBérée, en Thrace. L'empereur lui fit offrir en même temps cinquante pièces d'or pour sa dépense. « Qu'on les reporte à l'empereur, dit le proscrit ; je n'en ai point affaire, et il en a besoin pour payer ses soldats. » L'impératrice, troublée peut-être du spectacle de tant de violences, et voulant réparer, avec sa douceur naturelle, une partie des maux qu'elle avait involontairement causés, lui fit offrir aussi quelques épargnes tirées de sa bourse particulière. Libère les refusa en souriant : «t Elle a, dit-il, des évêques de ses amis qui

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