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lu ces vieux écrits. Ne se souviendront -ils pas aa moins de TÉvangile, et des disciples fuyant la fureur des Juifs, et de Paul descendu des murailles de Damas dans une corbeille*?... Tous ces saints ne fuyaient point par crainte : non, grand Dieu ! Mais ils considéraient la fuite comme l'exercice et la préparation de la mort. Ils ne voulaient point s'offrir témérairement au péril, car c'esL être coupable de sa propre mort, et désobéir à Dieu, quv a dit : Que l'homme ne sépare pas ce que Dieu a uni; el ils auraient cru plutôt faire acte de timidité en se dérobant au péril et au tourment de l'exil , plus terrible que ceux de la mort. Heureux, en effet, est celui qui meurt; il se repose de ses misères. Mais celui qui fuit, attendant d'heure en heure l'arrivée de ses ennemis, souhaiterait bien souvent d'être mort. Ceux donc qui mourront dans la fuite ne mourront point sans gloire : ceux-là aussi auront la palme du martyre... Ces hommes qui ont fui avaient tant de courage que nul n'en pourrait douter. Le patriarche Jacob, qui avait bien fui devant Ësaû, quand il vit la mort présente, n'en fut point ému ; et il sut bénir à celte heure même chacun de ses fils suivant son mérite. Le grand Moïse , qui avait fui devant Pharaon et s'était caché chez les Madianites, dès que Dieu le lui ordonna, se présenta sans crainte en Egypte; et quand il lui fut dit : Monte sur la montagne et meurs, il ne refusa point de marcher , mais il s'é-