‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 5)Chapitre 117 sur 324 · s. Alhan., De fuga, p · texte numérisé non relu

s. Alhan., De fuga, p

LA PERSKCCTION ARIENNE. , 345

lança de grand cœur... Pierre, qui s*élait caché chez les Juifs ; Paul , qui avait fui , quand ils surent qu'ils trouveraient le martyre à Rome-, ne renoncèrent point à s'y rendre, mais y marchèrent avec joie... Mon sang va être répandu comme une libation, disait Paul, et le jour de ma délivrance approche. Ces exemples prouvent que la fuite n'est point le résultat de la crainte, ni un acte lâche et vulgaire, mais quelle est l'eflet d'une grande force de courage*, i»

Puis il reprend encore une fois, dans une lettre animée, le récit de ses traverses et des fureurs de Conslance.

« C'étaient des eunuques, dit-il, qui menaient tout cela : et ce qu'on ne saurait assez remarquer dans toutes ces intrigues, c'est que l'hérésie arienne, qui ne ^eut point que Dieu ait un Fils, allait chercher son ^Ppui parmi les eunuques, hommes stériles par le corps comme par l'àme, et qui ne peuvent point souffrir qu'on P''ononce le nom de fils devant eux. L'eunuque éthio-

f^^, qui ne comprenait point ce qu'il lisait, crut à la l^ï^ole de Philippe qui lui enseignait le Sauveur; mais les eunuques de Constance ne croient point à la confes-

sion de Pierre, leur enseignant le Fils de Dieu : et ils ^^^ portent contre ceux qui disent que Dieu a un Fils. La '^' ecclésiastique défend que les eunuques siègent dans '^ Conseils de l'Église, et ce sont eux maintenant qui

*• s. AUian., De fUga, p. 712, 713.

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