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lu ces v' -'^Aïs jugements ecclésiasUquei» *=
moins d ''^' âf^ti ^ '^* ^^^^ \^^\\» et des hommes^
Juifs / K^^"*î** ratifient leurs sentences. Ohl
une '•^^^ÎÎj^^ d'une telle lionle? Qui osera la ra —
cr Jy ^*]!^/alion future?Et qui la croira, si on la lur ' ^^'^j-d/i/iuques , race avide de volupté et pleine
ft^'^ tfrtin'onl d'autre souci que de priver les au— ^^c^ que la nature leur a rcfust*; des eunuques, « .m confierait à peine le gouverneuienl de sa propre J^, gouvernent aujourd'hui l'Église M... Quand de ^^ choses se sonl-ellcs vues depuis que le monde ^/jjie? Quand les jugeuients de Tl^glise ont-ils dû leur 0{oti^^ ^ l'empereur? Quand le jugement impérial al-ilëfd tenu pour valable dans l'Kglise? H y a eu bien lies conciles avant nus jours, et bien des jugements ecclésiastiques 3 UKÛs jamais prêtre n*a consulté empereur sur do tels sujets, et jamais empereur n*a prétendu régir les choses de l'Kglise. L'a|)ôlre Paul avait des amis dans la maison de César, et il les salue dans sa lettre aux Philippiens; mais il ue se les associait pas pour juger les choses ecclésiastiques. Mais maiutenant l'hiTé-ie arienne nous donne im speelaelc tout nouveau. Dos évêrpies prêtent la puissance épiscopale à Constance, pour l'aider l\ faire ce qui lui plail, (>l iifiii qu'il puisse p»»rséeuler sans qu'on l'ai^pulle pcrM'culeur. A leur tour, on leur prèle la puissance impériale, pour qu'ils
\ . s. Atlian., ad Sol., p. 83b.
LA PERSÉCUTION ARIKNNfi. 347
se déliTrdnt de leurs ennemis, c'est-à-^ire de ceux qui ne sont pas impies comme eux. Ceci est une comédie où des gens jouent le râle d'évéques, et où Constance dirige la scène'... Et en voyant lout ce qui se passe, et rimpudence qu'affiche l'impiété, qui est-ce qui oserait dire encore que Constance est chrétien? M*esl-il pas plutôt l'image de TAntcchrist? Quel est celui des signes de l'Antéchrist qui lui manque? En quoi Constance n'est-il pas semblable à l'Antéchrist et TAntechrist h Constance? N'est-ce point par son ordre que les ariens elles païens ont sacrifié dans la grande église de Césarée et blasphémé contre le Christ? Et n'est-ce point à ce ûgne que la vision de Daniel fait reconnaître T Antéchrist?... Le voila bien tel qu*il doit être, parlant contre leTrès-Haulf défendant l'impiété, faisant la guerre aux ^nts, poursuivant les ministres de Dieu , et usant pour ^ perle du peu de temps de pouvoir que Dieu lui ^o"ne^... Oui, assurément, Constance nous montre la véritable image de l'Antéchrist. Et ainsi, pour en finir, ^1 jamais il fut glorieux de tenir ferme à TËcriture ^nlreles hérésies, c'est aujourd'hui et contre celle-ci. ^ff le précepte de l'Écriture est celui-ci : Sortes^ sor- ^^^ * éloignez-vous , ne toucher point à Hnipureté, se- P^rez-tous de ceux-ci, vous qui portes les vases divins. EUoici l'iiislruclion qui convient à tous. Si quelqu'un ^ ^lé pris par cette erreur, qu'il ejj sorte comme <le
*• ^' Alhao., ad So/.,p. 845.
348 LA PERSÉCUTION AUIENNE.
Sodome, sans se retourner, de peur de subir le sort de la femme de Lolh. Quant à ceux qui sont restés purs de rimpié(c\ qu'ils en aient la gloire devant Dieu, et qu*ils disent : Nous n'avons point élevé nos mains vers des dieux étrangers; nous n'avons point adoré l'œuvre de nos mains; nous n'avons servi aucune créature, mais toi seul Dieu, qui as lout créé par ton \erbe, ton Fils unique, notre Seigneur, par lequel h toi, comme à lui et à l'Ksprit saint, soient la gloire et Tempire aux siècles des siècles * . m
Ces paroles, sorties toutes brûlantes d*un asile inconnu, faisaient circuler partout un frémissement d'indignation. Partout la puissance impériale rencontrait une résistance inconnue aux Ag(;s précédents, résistance qui prenait rarement les armes et ne versait le sang que par entraînement et à regret, mais qui trouvait un invincible point d'appui dans la force de la conscience affranchie et de l'opinion indignée.
Les scènes Inmentahles derKgypIe se reproduiraient, en elfet, de toulcs parts. Partout on offrait aux évoques la condamnation d'Alhanasc à signer j et si la défection épiscopale se faisait attendre, la persécution arrivait, suivie de l'héroïque désobéissance des (ùlèles. Le courage ne faisait pas défaut en Orient même, quoique le nombre des évèc|ues complaisants y fftt très-grand , et que l'hérésie arienne, qui y avait pris naissance , y eût