‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 5)Chapitre 137 sur 324 · s. Ëpiph., Ilœr., lxxyi · texte numérisé non relu

s. Ëpiph., Ilœr., lxxyi

2. Soc, II, 41. — Théod., n, 27, — Pbilost., iv, 12. — On peut Toii dans Théodore! combien les arguments du semi-arien Sylvain, évèqiM de Tougres, se rapproclient de la consubstmtialité pore. Philostorgi donne l'avantage à Aétins dans le débat; mais il est évident,par le tiaitement que lui réservait Constance, qu'il l'avait grandement scandalisé.

apparaître un moyen de tout terminer et de mettre

cl*»ccord les passions opposées des deux parties de son

empire. La formule que TOccident avait acceptée, il

fallait la faire contre-signer par TOrient. Ordre fut donc

envoyé aussitôt à tous les évoques de souscrire, sans

plus de débat, le même formulaire qui avait reçu la

signature des évoques de Rimini, et avertissement

donné aux divers partis, que celui qui ferait difficulté

de se conformer h cet ordre , éprouverait les eflels du

courroux impérial *.

De vains eiforts furent tentés pendant les derniers Jours

de Tannée 359 pour arrêter le cours de cette résolution.

l-cs députés de Séleucie s'adressèrent, avec supplications

et. avec larmes, à l'équité de l'empereur et essayèrent de

réveillerson ancienne bienveillance. Hilaire, voyant avec

désespoir détruire tout l'échafaudage de ses généreuses

^^mbinaisons , demanda en vain par trois fois à être

entendu, dans des lettres pleines de noblesse, dont une

^l encore entre nos mains. Constance ne voulut rien

^<^oiUer, et, dès le premier mois de Tannée suivante, sa

^^•onté était exécutée. La formule de Rimini avait été

^^Snée par la presque totalité des prélats présents à

^^lislantinople, et ceux qui résistaient étaient châtiés.

^ étaient, du côté des semi-ariens, Basile d'Ancyre,

^'euze de Cyzique, Eustathe de Sébaste, et l'évoque

"^^oie de Gonstantinople, Macédonius. Us furent tous

*• Soi., IV. «s. — s. HiL, Fragm,, p. 1350, lasi.

déposés et proscrits. A l'autre extrémité, c'était Aéiius lui-même et son disciple Eunome, trop compromis pour se rallier à aucun moven terme. D'ailleurs, la fraction victorieuse des prélats courtisans, après s'être servie de ces deux philosophes de bas étage pour le succès de ses intrigues, ne faisait nulle difficulté de les sacrifier aux préventions du public chrétien et de l'empereur. Aélius fut abandonné de tout le monde, même de son ami Eudoxe d'Antioche , qui acheta à ce prix la successioi de MacéJoniuir au siège de Constantinople. L*ambition parvenue à son but, rejetait avec dédain le marchepied qui l'avait aidée à l'atteindre*. Enfin Constance complél l'ensemble de ces mesures par une nouvelle dispositif établissant l'immunité des terres ecclésiastiques, et où mentionnait spécialement qu'il agissait sur la demani du concile de Rimini. La loi en elle-même était jus et modérée, mais portée dans de telles circonstances, adressée au préfet mémo qui avait négocié la signatt des prélats , elle paraissait le prix payé par la poliU< victorieuse à la religion subornée ^.

C'était, en effet, la politique, et la politique seule

i, Sulp. Sév., II, 42. — s. Hil., 0pp., p. 1226 et suiv. — foc, cit. — Soc, II, 41, 42. — Philost., iv,12. — Théod., ii, Î6, 2 On voit par ces divers auteurs que, p^jur faire prononcer la déposk des prélats semi-ariens et la condamnation d'Aétius, Constance r^ nue sorte de concile à Constantinople, probablement composé des ques présents et de ceux des provinces voisines. U paraîtrait» d'à Philost., VII. 6, que quelques prélats ne voulurent pas consentir condamnation d'Antius.

Page 1