Amm. Marc., loc. cit. — Jal., ad Athen, p. 6i
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de Fadministration de Constance, furent recnes avec transport; et, pour ne pas laisser refroidir les bonnes dispositions de Fauguste, des intendants militaires * de la Pilulante et de la Celtique firent demander sur-lechamp 9 par leurs soldats , à être élevés , en raison de leurs mérites longtemps méconnus, au grade de gouverneurs de province. Mais Julien tint sa parole encore plus fidèlement qu'on n'avait cru; il n'accueillit pas ces recommandations faites à main armée » et» dans la joie commune de la journée, on ne songea pas à lui en vouloir '.
Le défi une fois jeté, il se prépara à le soutenir avec
sa prudence et son courage accoutumés. Il ne se porta
à aucune violence contre ses ennemis secrets ou publics.
Il se borna à s'assurer de la personne du maitre de la
cavalerie, Lupicinus. Décentius était en fuite. Florentins
aussi avait quitté la Gaule précipitamment, à la nouvelle
de l'élévation de son ennemi. Julien envoya un brevet
de voitures publiques à sa femme et à ses enfants,
et leur permit d'emporter toutes leurs richesses. Il ne
mit aucun empressement à entrer en correspondance
avec Constance, qu'il connaissait trop bien pour espérer
le fléchir après l'avoir oflensé ; mais, quand il crut toutes
Ses mesures de défense bien prises, il mit les bons pro-
1. Aciunrii. — C'étaient ceux qni recevaient les vivres pour les "^^roupes, de la main des percepteurs. — Cf. Note de Valois sur ce 'ïïassage, et C04L Théod., vu, tit. 2, 1. 1.