Amm. Marc, n, 9, U
QO JLLIKN EN GAlLfi.
souvenir de leur parenté et des bontés qu'il avait eues pour Julien orphelin, dans sajeunesse, lui enjoignait solennellement de se. contenter du titre de césar, un violent murmure s'éleva ; a Julien, cria la foule, vous êtes auguste. Qu'il en soit comme l'ont voulu les provinces, les soldats et l'autorité de la république, à peine sauvée des incursions des Darbares. — Vous le voye;, dit Julien à Léonas; ce n'est pas moi qui refuse d*obéir,» Il chargea alors Léonas lui-même de porter sa répouae. Fidèle aux conditions qu'il avait proposées, il acceptait le nouveau préfet du prétoire, Nébridius, et refusait sa sanction à tous les autres choix. Puis, sans s'écarter encore des égards ofGciels , l'amertume de son langage s'accrut cependant d'un degré. Répondant aux reproches d'ingratitude : a Je conviens, disait-il , que quand Constance est monté sur le trône j'étais orphelin , et il en doit savoir quelque chose * . »
La guerre était au bout d'un pareil langage ; mais elle n'était pas déclarée, et, avec les embarras qui gênaient l'action de Constance, elle pouvait tarder plus m
d'un jour. Il ne convenait à Julien, ni d'en prendre l'ini
tiative, ni de paraître trop s'en préoccuper. La saisoQ,^ 4 quoique déjà avancée, était encore belle ; pour tenir se^g troupes en haleine, il les conduisit de l'autre côté itmÀ Rliin à une petite expédition contre les Francs Attui riens, qui ne fut qu'un jeu. Puis il revint, comme