JoL, ad Athen., p
106 JULIEN EN CAULE.
On juge avec quelle émotion un tel langage fut reçu dans ces écoles d'Athènes dont Julien avait été l'élève et demeurait l'honneur. Des étudiants, pourtant, et des professeurs chrétiens s'en alarmèrent. A la porte des temples rouverts, devant les statues des dieux, qu'on s'empressait d'orner et de relever, il y eut des querelles assez vives entre les jeunes gens et les mattres. Julien l'apprit et en fut inquiet. Il ne lui convenait pas, tant que Constance était debout, que les deux religions en vinssent aux prises. II se hâta donc, par une nouvelle lettre, d'apaiser les esprits, en engageant chacun h adorer en paix ses dieux , d'après le rit de ses pères S et \Wm i écrivit en même temps à l'illustre rhéteur chrétieicVj Prohérèse, pour lui offrir de lui raconter tous les motil de son élévation à l'empire et de lui fournir les doci ments nécessaires pour en faire l'histoire et l'apologie^j
Si Constance eût été doué de la moindre intelligent politique, les incertitudes de son adversaire lui eusse al clairement tracé son chemin. Faire résolument Irê aux divisions dogmatiques , et appel aux sentimei chrétiens, s'entourer à l'instant des héros de Tépiscz^ pat, et convoquer toutes les fractions de l'Église à s'u^r» ir contre l'ennemi commun : c'était le conseil du bon s^ comme de la foi. Mais il n'y eut point de courtisans po le lui faire entendre, et lui-même, enivré de sa tôt»
1. Liban., Or,, io, p. 288. Ce passage de Likuûiu est mais ne parait pas susceptible d'un autre sens.