‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 5)Chapitre 182 sur 324 · Jul. Ep. II (éd. Span.), p · texte numérisé non relu

Jul. Ep. II (éd. Span.), p

puissance , ne paratt pas avoir eu le soupçon d'une telle politique. Pendant qu'à Naisse on rouvrait des temples, que faisait à Antioche Tempereur chrétien? Il avait passé tout rhiver à tenir des réunions d*évèques et à condamner ses Trères dans la Toi. Fidèle à son système de politique à double face, il frappait leur à tour , à droite et à gauche , les Ariens extrêmes et les orthodoxes. Un jour y c'était Eunome, le disciple chéri d'Aétius, qu'il envoyait rejoindre son mattre en exil, après ravoir dépouillé du siège épiscopal de Cyzique » auquel il avait été nommé par mcgarde *. Le lendemain, c'était Mélèce » nouvel évéque d'Antioche, qu'il trouvait trop dévoué au eonsubsiantiel, et qu'il faisait remplacer d'autorité par un vieillard arien et fidèle ami d'Arius lui-même, le diacre Euzoîus^. A chaque nouvelle décision , c'était une victime de plus qui appelait involontairement de ses vœux un libérateur, quel qu'il fât. fit pendant que de toutes parts ces gémissements s'élevaient autour de lui, il célébrait les fêtes d'une troisième noce avec une dame romaine, nommée Faustine ^

yété venu,il avait paru un instant se mettre en mouvement pour aller combattre Sapor. Mais à peine arrivé sur les bords du Tigre, et n'ayant pas encore rencontré reonemi qui paraissait craindre de s'avancer contre lui, il avait été rejoint par les nouvelles de la marche forcée

1. Soc., IV, 7. — Soz., VI, Î6. — Théod., ii, «9. — Philost., vi, 1. t. Soz., IV. 28. — Théod., ii, 81. — Philost., v, 5. 3. Amm. Marc., xzi, 6.

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de Julien et de la prise du Pas de Sucques. Il rétrograda alorsprécipitammenl, pourcouriraupluspressé. Pendant les premiers jours de sa route , il paraissait faire bonne mine, se montrait plein d'une confiance qu'il faisait partager à ses troupes, et les haranguait même avec sa faconde accoutumée : il répétait que jamais insurrection tentée contre lui n'avait réussi. Peu à peu, cependant, son humeur s'assombrit; on répandit dans Tarmée qu'il avait eu des songes funestes et vu de mauvais présages, re; contré un cadavre , entendu de sombres avertissemen de la part de son ange gardien ou de son génie familier Quand il quitta Antioche pour la seconde fois, afin se mettre en route pour l'Asie Mineure , il était tni j/ découragé, et l'abattement s'était communiqué p^3r contagion à l'armée*. Un malaise sourd, présage «Sb grands désastres, parcourait tous les rangs. Ghac^^n sentait instinctivement que les situations naturelles étaient renversées, et que personne n'était dans son rôle. Le représentant du vieux culte, du culte de V orgueil et des sens, était un jeune homme de mœurs austères et simples, modestement éclairé d'un rayon gloire. Vieilli avant l'âge par la vie des cours , le défei seur de l'Évangile s'avançait , comme une idole fardée , au milieu d'une pompe ridicule, et portait sur ses vêl^S" ments la tache du sang des chrétiens.

Arrivé à Tarse, en Cilicie, dans les derniers joiL *

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