‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 5)Chapitre 183 sur 324 · Amm. Marc, xxi · texte numérisé non relu

Amm. Marc, xxi

'octobre, il fut saisi d'un léger mouvement de fièvre. I crut que l'exercice la dissiperait, et s'avança par un hemin fort difficile jusqu'à Mopsucrène, au pied du mont *aurus. Le lendemain, voulant se lever, il tomba en faiblesse et fut contraint de se remettre au lit. La fièvre evint très-violente, et tout son corps brûlait d'un feu ntérieur. Il reprit pourtant connaissance et comprit la Tavité de son état. Comme son père , il avait retardé U8qa*au dernier jour, pour se livrer plus en liberté à ses Missions» le sacrement de la régénération chrétienne. In toute hâte, on manda d'Ahtioche le nouvel évèque ÎQzoîus, qui arriva à temps et lui administra le baptême. *liJ8 il donna une dernière pensée à l'empire, jeta ses sgards autour de lui, et, ne voyant d'autre héritier que »a ennemi, plus attaché à sa race qu'obstiné dans sa line , il désigna d'une voix mourante Julien pour son locesseur. Sa nouvelle femme Faustine était enceinte : ne songea à faire aucune réserve en faveur du fils qui lUTsit lui naître. Il expira le 3 novembre 361, à l'âge t 45 ans. Ainsi mourut, dans un bourg d'Arménie, le srnier fils de Constantin, au milieu des malédictions es chrétiens, entre les bras d'un hérétique, et laissant i Irône à un apostat. « Le Seigneurse réveille, dit ruiement saint Jérôme : la béte meurt et la tranquillité 'evîent. y> Ammien Marcellin est moins dur : « Ce soui^erain transforma, dit-il , la simple religion chrétienne 3n une superstition de vieille femme : plus occupé de la discuter avec sublililé que de l'établir avec gravité , il

méditant des choses nouvelles. Un instant. Te Eusèbe eut la pensée de faire un empereur de soi mais le temps manquait, et le candidat à Tem se trouvait pas. La terreur fit taire l'intrigue, e partir avec empressement les deux comtes Thé et Aligilde (^ans doute quelques Barbares engi service de Rome), pour aller porter à Naisse le mages de cour d*Anliocbe«

Julien n'avait pas quitté ce poste, maintenant mée dans un repos que son âme ne goûtait pas. graves nouvelles venaient même de lui causer croit d'inquiétude. Deux légions illyriennes, qu* renvoyées eu Gaule, parce qu'il n était pas sûr fidélité, s'étaient mises en révolte sur la route ; jetant dans la ville d'Aquilée, s'y étaient si bien ti que, malgré un siège eu règle, on ne venait pas à . les en faire sortir. Ce pouvait être là le noyau d'uj gereuse diversion sur ses derrières. Les présages çaient toujours la cliute d'un grand, d'un homin

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