‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 5)Chapitre 189 sur 324 · s. Grég. Naz., Or, v · texte numérisé non relu

s. Grég. Naz., Or, v

au mort les honneurs qui convenaient, au nom des Dieux protecteurs de la ville il inaugura ainsi lui-même le service des Dieux , répandant des libations de sa propre main, félicitant ceux qui Timilaient, riant de ceux qui ne le voulaient pas suivre, essayant de persuader, mais ne voulant pas faire violence * . »

Ainsi ce fut en sortant d'une pompe où le culte chrétien avait déployé en liberté toute sa splendeur, que 'aJien osa donner lui-même pour la première fois à ^tte grande cité de Constanlinople, chrétienne de naissance et vierge encore de toute idolâtrie , le spectacle lu culte païen ressuscité. Ce fut à Toccasion des funé- :*ailles d'un empereur chrétien que fut célébré le prennier sacriflce. Il était impossible de consommer par un iétour plus habile un acte plus audacieux. Le culte chrétien ne s'était jamais senti plus libre, peut-être même plus honoré que le jour où son ennemi renaissait ainsi de ses cendres , évoqué par une voix impériale. Julien s*était déclaré païen à la face du monde, sans avoir fourni aux chrétiens ni un juste motif de plainte , ni même un sujet d'inquiétude.

La route ainsi tracée, il y marcha sans hésiter, avec le même mélange de fermeté et de précaution. Rien n'égala, dès le premier jour, l'ostentation et l'ardeur de ^n zèle pour l'idolâtrie, mais chacun de ses actes, souvent passionnés et puérils, fut immédiatement accompagné

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