IV
la fuite de son frère» la dispersion de toute sa famille, ses champs ravagés, tous ses meubles brisés, et je ne pense pas en vérité qu'aucune de ces choses ait lieu par ordre de l'empereur. L'empereur a bien dit que ceux qui avaient en leur possession des choses sacrées devaient les rendre ; mais ceux qui n'en possèdent pas ne doivent être ni maltraités ni outragés... Il est clair que les geos qui font toutes ces violences, sous prélexle de prendre en main la cause des Dieux , n'ont que le désir de s'approprier les biens d'autrui *. » Et quelques jours après, n'ayant pas réussi dans sa première intervention, il revenait encore à la charge: « C'est la troisième fois, disait-il au même magistrat, que je vous écris pour Orion. S'il pense autrement que nous au sujet des Dieux, c'est une erreur qui ne nuit qu'à lui-même, mais ce n'est point pour ses amis une raison de lui faire la guerre... Ceux qui le pcrsécuteni, lui et ses proches, et le livrent en proie au premier venu qui veut l'insulter, s'imaginent qu'en faisant cela ils plairont aux Dieux, mais ils s'eîlorgnenl entièrement du véritable culte que les Dieux désirent- Mais vous qui êtes passé de In chaire du professeur à te dignité du juge, c'est à vous qu'il convient ou de lenr persuader Je meilleures choses, ou de les contenir par la force. Si Orion détient quelque somme venant d'une origine sacrée, et peut la restituer, qu'on le frappe, j'y consens, qu'on le transperce, qu'on lui fasse subir