Liban., Ey>. 073, j». 32i
JULIEN ALi;USTE. 179
le sori de Marsyas. II est digne de toutes les peines si, . pouvant se faire délivrer en rendant ce qu'il doit» il se laisse vaincre par Tamour des richesses, et supporte tous ces maux pour garder son or. Mais, s'il est pauvre comme Irus, s'il va se coucher souvent sans souper, je ne vois pas quel profit nous trouverons à lui infliger des tourments qui ne feront que lui valoir une bonne redotnmée parmi nos ennemis. S'il venait à mourir dans les fers, songez, je vous prie, à ce qui en résulterait, et prenez garde que vous ne soyez en train de nous forger plus d'un Marc d'Aréthuse. Vous savez ce qui est arrivé à ce Marc. Il a été suspendu en l'air, frappé de verges, tiré par la barbe : et comme il a tout supporté avec courage, on l'honore maintenant à l'égal d'un Dieu, et partout où il parait, on fait un véritable siège autour de lui... Prenez cet exemple pour votre règle; qu'Orion sorte de vos mains vivant comme Marc, mais non pas admiré comme lui. Il dit qu'il n'a rien dérobé. Supposez qu'il mente. S'il a tout perdu, pensez-vous trouver une mine d'or dans sa peau? Je vous en conjure. Vous qui êtes son ami en même temps que son juge, ne laites rien qui ne soit généreux, et s'il faut qu'il soit châtié, au moins qu'il n'ait point de blessure à montrer Pour se faire porter en triomphe*. »
Le préfet d'Orient, Sallusle Second, qu'il ne faut pas confondre avec le magistrat du même nom qui gouvernait