‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 5)Chapitre 310 sur 324 · IV · texte numérisé non relu

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se mettaient pas en route, c'était uniquement pour ne pas rimporluner de leur présence \

Un enfant des camps, très-attaché à la foi , mais sans bien la connaître, et la pratiquant plus mal encore, était l'homme du monde le moins propre à se tirer de tels embarras, a Je déteste les querelles, dit le bon empereur à celui qui lui apportait la lettre, et j*aime tous ceux qui savent vivre en paix, d Sa peine était trèsgrande et, pour en sortir, il aurait bien volontiers recouru au moyen le plus simple, qui était d'aller trouver son évéque pour lui demander ce qu'il fallait penser de ces divisions , et quelle conduite il devait tenir. Hais, surcroit d'embarras,- Antioche n'avait pas moins de trois évéques chrétiens. Il y avait d'abord Euzoîus, ancien ami d'Ârius lui-même , institué par Constance peu de temps avant la mort de ce prince, et qui avait reçu les aveux suprêmes du dernier fils de Constantin. Celuici inclinait vers Id nuance la plus exallée de l'Arianisme. Puis il y avait Mélèce, dans èa jeunesse semi- Arien, mais rentré de très -bonne heure dans la communion des orthodoxes. Enfin il y en avait un troisième nommé Paulin, consacré par Lucifer de Cagliariet chéri de la petite secte de catholiques purs qui avaient blâmé comme une faiblesse les démarches conciliantes d'Athanase et les décrets indulgents de rassemblée d'Alexandrie. Ceux-là se disaient les orthodoxes et les

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