s. Athan., /oe. cit, et p. 718. ^ Théod., loc. cit
î. C'est ici, sans doate, qu'il faut placer diverses réunions d'Antioche et de Blilan, dont U est assez confusément question dans les auteurs (Socrate, ii, 28; Sozomène, m, 10), et que les historiens précédents, par suite de leur erreur de chronologie, avaient été induits à mettre avant le concile de Sardique.
86 ATHANAgE A ROME.
drie avait répondu à ses débuts. Ce n'était qu'une série de désordres, de persécutions et de violences. Grégoire parcourait incessamment la province, appuyé d'un cdté par le préfet Philagre et de Tautre par le duc Balac. Partout où passait cet étrange cortège pontifical, mieux garni de soldats que de prêtres, et où Tépée brillait plus que la croix , c'était un effroi général suivi de scènes de désolation. Tout prêtre, toute vierge, tout chrétien, suspects de quelque fidélité à A thanase, étaient battus do verges et jetés en prison ^ D'illustres victimes ensanglantèrent cette persécution faite au nom de la croix. Lies ser* viteurs d'un prétendu évêque achevèrent sur le corps épuisé du vieux Potamon l'œuvre des bourreaux de Dioclétien. Mais c'était surtout avec les solitaires du désert que la lutte était vive, directe, acharnée. De ses retraites inaccessibles, où le gardaient l'amour des peuples et le renom de sa gloire chrétienne , Antoine bravait les magistrats, affrontait les soldats, provoquait par de vives et piquantes paroles Terreur victorieuse. Un jour même, il osa quitter sa montagne, parut à Alexandrie dans son costume d'anachorète, et prêcha sur la place publique contre la doctrine d'Arius : et Vous êtes chrétiens, disait-il aux catholiques, parce que vous croyez que le Verbe que vous adorez est Dieu ; mais les Ariens ne diffèrent en rien des païens, puisqu'ils disent que le fils de Dieu est une créature, et qu'ils ne