‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 5)Chapitre 79 sur 324 · S. Hil., tbiil, — Sulp. Sév., loc. cit · texte numérisé non relu

S. Hil., tbiil, — Sulp. Sév., loc. cit

LA JELXESSE DK JULIKN*. 241

puissance effective, en abandonnant une partie du fardeau de l'Empire à son jeune parent, une âme soupçonneuse comme la sienne ne pouvait tolérer longtemps, même le moins redoutable des collègues. Jaloux et crainlir, faible et tyrannique à la fois, il devait passer sa vie à céder le pouvoir et à le reprendre, tour à tour accablé par la responsabilité, et inquiet même de l'apparence d'un partage. Au moment de braver les grandes cités d'Asie et d'Egypte, en leur enlevant des pasteurs qu'elles chérissaient, il ne se crut pas suflisamment maitre en Orient, malgré toutes les garanties qu'il. avait prises, et il jugea prudent de retirer à lui l'ombre de pouvoir qu'il avait aliénée, la possibilité d'une résistance quelconque , d'une conjuration entre des mécontents, troublait son sommeil ; et dans ses rêves d'ambition et de terreur, les Ggures si différentes pourtant de Gallus et d'Athaï^ase, commençaient à lui apparaître comme de redoutables fantômes, dont il fallait se délivrer à tout prix.

(lallus cependant n'était pas un rival dangereux : il ne tentait rien pour usurper et faisait tout pour se perdre. Transporté brusquement de la prison au trône, il ne ^^ngeail qu'à se livrer avec une passion effrénée aux i'^wissances de tout genre que lui procurait le rang suprême. Ses qualités naturelles, la franchise de son caraclère, la simplicité de ses manières, s'élaitMit rapidement altérées sous l'influence corruptrice de cette

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