Ibid. — Ces lois portent les dates de 356 à
368 • ' tA PEUSbOCTlON ARIENNE.
leurs , se fussent perdus dans Te mépris public. Ce fat dans Tombre, par des pratiques ténébreuses , mais qui pénétraient jusque dans le palais même des Césars, que le polythéisme se défendit. Les courtisans » les généraux , les agents ^affaires , dont un si grand nombre étaient païens, continuèrent, jusqu'aux portes mêmes de l'antichambre de Constance , à se faire dire leur bonne aventure. L'interdiction, chaque jour violéei ne servit donc qu'à alimenter un nouveau genre de spéculation. De nouveaux crimes, en effet, si communs , si faciles à commettre , ou du moins à supposer, étaient une bonne fortune inappréciable pour tous les délateurs. La cour se divisa entre ceux qui consultaient les devins et ceux qui les livraient à la police. Constance se vit à la fois, et entouré de gens qui violaient sa loi, et assailli de dénonciations, (di suffisait, dit Ammien Marcellin, que quelqu'un eût consulté un savant sur le cri d'un rat ou la rencontre d'une belette, -ou sur quelque autre signe de ce genre, ou eût employé, pour se soulager de ses maux, quelque chanson de vieille femme (sorte de remèdes dont la médecine ne conteste pas l'autorité) , pour que, saisi, dénoncé sans savoir pourquoi, il fût tratné au jugement, et bientôt au supplice *. »
Au simple délit de divination , le génie des inquisiteurs de Constance ne tarda pas à en joindre un autre.