‹ L'Eglise et l'Empire Romain au ive siècleChapitre 116 sur 137 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

justement renommée, et dont il était très-fier. Il harangua le peuple du haut du tribunal : à*il eût osé, il aurait parlé volontiers du haut des Rostres^ qu'il contemplait avec une admiration marquée. Il voulut ensuite se ren« dre au sénat; mais une question d'étiquette religieuse faillit tout compromettre. Dans le lieu ordinaire des séances de l'assemblée, qui était probablement un temple, s'élevait un autelde la Victoire, déesse à qui l'orgueil romain avait toujours aimé à témoigner sa reconnaissance. Constance déclara quesesyeux seraientsouilléspar le spectacle des honneurs rendus à un démon. Le sénat soupira; mais, sacrifiant l'allégorie de la fortune à la réalité du pouvoir, il fit retirer les emblèmes divins devant la divinité de chair et d'os. L'autel fut enlevé, et Constance put venir à la curie *.

Satisfait de cette complaisance, heureux des hommages qu'il recevait. Constance se montra dès lors moins exigeant et prêt à tout prendre en bonne part. Il parcourut la cité entière, avec une admiration qu'il ne craignait plus de laisser voir. Il entra sans difficulté dans les temples du Capitole, dans le Panthéon, visita les Thermes, les cirques et les théâtres. La grandeur, la majesté des constructions, lui causaient une stupéfaction -'dont il n'était pas maître. Il convenait que l'Orient n'offrait rien de semblable. En parcourant la forum de Trajan, accompagné du prince Hormisdas, il admira le cheval sur lequel la statue de l'empereur était

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