Soc. — Soz. — Théod. ~ Phil-itt., i:,\ df
2. Soc, II, 40.— Soz.,iv,i5.-Th vd.,iu i5. — S.Épiph.Hcpr,Lîxm, «7. — L'orthodoxie de S. Cyrille de Jorusdoin, à cette premièi'e évo- (jne do sa vie, est l'objet de grandes discussions. Elle a été foitement r.nutrsli'M' par Rufin (i, 23>,etpar S. JorO^uir- dans sa. Chronique. Noïb noyons (iii'il est impossible de lui leprocliiT aucune erreur de doctrine. M. 'lis il est certain qu'en fuit il ne rompit qu'assez tard toute comfiiunion MViM- 1rs scnii- Ariens, esp-iiant sans doute, comme S. Hilaii-e, les i7iiiinicr à uiKî plus juste appréciation des dogmes, en ne les chicanant point Miir des mots. Dans la stratégie des partis, telle que nous la di'rrlson!; (în ce moment, Cyrille forme donc Textrémité de l'aile dnMtc dti sMini-Arianisme touchant à l'orthodoxie, oa de l'aile gauche da lfurtli"'i"xic touchant au semi-Arianisme.
y était consacrée. Dans une lettre circulaire * d'une longueur démesurée et d'un style uu peu enibronillé, adressée à tous les évoques d'Asie Mineure, ils établiront longuement la parfaite similitude de la substance du Père et du Fils, avec des arguments qu'à l'éloquence près on croirait empruntés à saint Alhanase. Après ciuoi, cependant, pour qu'on ne les accusât pas de démenlir tout leur passé, ils conclurent en anathématisant aussi formellement le mot consubstantieL Mais, malgré cette réserve, plus verbale au fond que réelle, la division de TA rianisme était consommée: les deux fractions avaieif désormais leurs symboles , leurs chefs , leurs mots d'ordre , leurs surnoms différents. On appela les uns
1. s. Êpiph. Hœr,, lxxiii, 2-12. — Cette lettre, d'un style à la fois confus et diffus, atteste Tembavras de ses rédacteurs. En combattant les Anomœens, ils craignent évidemment à tout moment de se sctvIi des arguments allégués depuis si longtemps contre Arius par les oithodoxps. Toute la discussion des textes de l'Écriture est pourtint trèsvisiblement empruntée aux fameuses polémiques d'Athanase; et, tout en lisant cette pièce, il est impossible de ne pas voir comlnen les semi-Ariens., dans ce mouvement en arrière, étaient rejetés, malgré qu'ils en eussent, du tôté de la vraie foi. A certains moments, il pst impossible de distinjnier leur argumentation de celle des oriho doxes. S. Hilaire (de Syn,j p. 1157-1158). eu traduisant les anatbèmes de la réunion d'Ancyre, passe les cinq premiers et le dernier, c'est-àdire celui qui auathématise le Consubstantiel, ce qui a fait supposer à quelques écrivains qu'il n'avait pas été délinitivement adopté. Mais cette hypothèse n'a rien de vraisemblable. S. Hilaire, en écrivant le livre des Synodes pour faciliter une conciliation entre les semi-Ariens et les orthodoxes, n'insiste jamais sur ce qui avait pu les diviser; et c'est à cette précaution seule qu'il faut attribuer son silence. Une lettre de S. Basile atteste (jue le Consubstantiel fut réellement anathématisé à Ancyre, et cette précaution était nécessaire pour que les semi-Arieni ne fussent pas accusés auprès de l'empereur de se démentir. •
404 LA PERSÉCUTION AHIEIfNE.
semi-ariens ; les autres reçurent du public le nom dV nomœenSf du mot grec qui signifie dissemblable. Mais pour qui serait l'empereur? Ce fui la question qu'à peine Tacte de courage consommé, chacun des membres de la réunion se posa avec inquiétude.
Ce n'était pas tout, en effet , d'avoir protesté pour son honneur et sa conscience : il fallait aussi mettre sa personne en sûreté. Tout intimidés de leur audace, les. prélats semi-ariens, Basile d'Ancyre en tête , se faisant accompagner d'un prêtre qui avait été chambellan, allèrent se jeter aux pieds de l'empereur pour lui expliquer pourquoi ils avaient osé, en matière de foi, penser ce jour-là autrement que lui *. Ils trouvèrent Constance de retour à Sirmium d'une expédition heureuse qu'il avait faite au delà du Danube. Il avait déjoué les ruses des Sarmates,en avait taillé en pièces un grand nombre, puis s'était décidé à conclure avec eux un traité qui leur était avantageux, en vertu duquel il les avait remis en possession lui-même d'un territoire usurpé par leurs sujets révoltés. Ses soldats lui avaient décerné, pour ce haut fait, le surnom de Sarmatique. Il leur avait fait un beau discours et rentrait en triomphe-. Tout allait donc