‹ L'Eglise et l'Empire Romain au ive siècleChapitre 132 sur 137 · Non dorsa oasdil^ sed yentrem palpât · texte numérisé non relu

Non dorsa oasdil^ sed yentrem palpât

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tœuT. n ne tranche point notre tête par le glaive; il tue notre âme par son or; il ne nous menace point publique ment des bûchers, mais il allume secrètement le feu de l'enfer. Il ne dispute point, de crainte de perdre, mais il caresse pour régner. Il confesse le Christ pour le nier ; il décrète l'unité pour empêcher la paix. Il réprime l'hérésie pour qu'il n'y ait plus de chrétiens. Il honore les prêtres pour qu'il n'y ait plus d'évêques. Il édifie les églises pour démolir la foi... Je te déclare donc, ô Constance» ce que j'aurais dit à Néron, ce que Décius et Maximien auraient entendu de ma bouche. Tu combats contre Dieu; tu te déchaînes contre l'Église; tu persécutes les saints; tu détestes les prédicateurs du Christ; tu anéantis la religion; tu es le tyran, non des choses humaines, mais des choses divines... Oui, Néron ^ Décius , Maximien , votre cruauté nous a mieux servis. C'est par elle que nous avons vaincu le diable. Par vous , le sang bienheureux des martyrs a été partout répandu et recueilli;, leurs ossements vénérables nous servent encore aujourd'hui de témoignages. Devant eux on voit les démons s'enfuir , les maux disparaître , les miracles s'accomplir... Mais toi, ô le plus cruel des hommes cruels y tu nous fais plus de mal, et tu nous laisses moins d'excuse... Aux malheureux qui succombent devant toi tu ne laisses pas même la ressource de montrer au souverain juge leurs corps meurtris de cicatrices, et d'excuser leur faiblesse par la nécessité. Et tu mesures les maux de la persécution de telle sorte, que

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tu ne laisses ni excuses pour ceux qui tombent, ni gloir du martyre pour ceux qui résistent *. »

Les prières d'Hilaire, à peine prononcées, étaient déj reçues dans le ciel. A la place de ces amitiés couror nées qui corrompaient les sources mêmes de la vie. Ter nemi qu'il appelait de ses vœux était déjà né poi l'Église. De la poussière antique de Rome, de la cendi des Décius et des Sévère, s'était élevé un ouvrier de ] colère céleste , chargé de venger et d'éprouver Je peupl de Dieu, de châtier les séducteurs et de purifier le victimes.

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