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révêque de Rome de faire à ce sujet ce qu'il veut et ce qui lui convient. * n
« Osius, évêque, dit encore : II est arrivé, par suite d'importunilés et de demandes injustes, que nos paroles n'ont plus le crédit et n'inspirent plus la confiance qui devraient leur appartenir... Car beaucoup d'éveques ne cessent point d'habiter la cour du prince... Et le même homme souvent porte à cette cour de nombreuses pétitions sans aucune utilité pour TÉgiise, et non point, comme il devrait, des demandes de secours pour les pauvres, les veuves et les orpheHns, mais des sollicita-
1. 5« canou. — Ces diverses décisions, si importantes pour établir dans le droit ecclésiastique les prérogatives du SaintrSiégc, n'ont pas, comme on peut le présumer, cessé de faire le sujet de grandes discussions entre les écrivains ecclésiastiques. Les auteurs protestiints et une partie des écrivains attachés aux opinions gallicane s ont essayé de faire considérer les dispositions prises par le concile de Sardique, les uns comme des innovations inconnues à la tradition des siècles antérieuis; les autres comme des mesures toutes de circonstance, et ne conférant de droits qu*à la personne du pape Jule?, spécialement désigné dans un de ces canons. Les éciivains italiens, au contraire, en ont peut-être étendu le sens, en y voyant un droit d'appel direct attribué dès lors explicitement au pape. Tous ces débals sont résumés à merveille et décidés avec beaucoup de modération et de justesse par Jlefele {Concilien-Geschichte, vol. i, p. 546-o55 ). Il nous semble impossible de ne pas recoimaltre dans la forme de ces canons et dans cette phrase du 3« : Honorons, s'il vous plait, la mémoire de Pierre, le fait d'une consécration de dispositions anciennement reconnues, bien qu'imparfaitement observées, et non Tintroduction d'usages nouveaux. Ce qui met, suivant nous, cette opinion hors de doute, c'est que, dans rétat de division où était l'Église, il ne s'éleva, même de la part des Orientaux, aucune contestation contre ces canons en eux-mêmes. La lettre citée des Pères séparés de Sai-dique évite soigneusement de s'expliquer sur la suprématie de Rome, ce qu'elle eût fait assurément ' en prés^ nce de ralfirmation du concile de Sardique lui-même, si la contestation eût été possible et la prétention nouvelle.
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tions pour des biens et des dignités temporels : et cette indécence excite des murmures et des scandales. S'il vous plaît, donc, frères très-chers, décidez qu'aucun évêque n'aille à la cour, si ce n'est ceux qui y seront invités par les lettres du pieux empereur... Et que ceux qui passent par Rome remettent à notre saint frère, Tévêque de l'église de Rome, les prières qu'ils ont à adresser, pour que celui-ci examine d'abord si elles sont honnêtes et justes, et qu'ensuite il emploie sa diligence à les faire parvenir à la cour. Et tous dirent que ce conseil leur plaisait et était parfaitement juste. ' »
« Gaudentius, évêque, ajouta : ... Si quelqu'un, s'élevant contre la décision que vous venez d'émettre, veut servir plutôt son ambition que son Dieu, qu'il sache qu'il perdra son honneur et ses dignités... Ce qui s'accomplira aisément par ce moyen : il faut que ceux d'entre nous qui demeurent sur les routes publiques, lorsqu'ils verront un évêque qui voyage, l'interrogent sur les causes et le but de son voyage; et, s'il se rend à la cour, lui demandent s'il y est appelé. En ce cas, ils ne l'arrêteront pas. Mais s'il a entrepris le voyage par ambition et pour ses^ désirs personnels, qu'il ne lui soit point donné de lettres de communion.*»
Joignant au précepte l'exemple de la soumission, les Pères de Sardique envoyèrent toutes leurs décisions à la ratification de l'évèque de Rome. Quelques-uns d'entre