‹ L'Eglise et l'Empire Romain au ive siècleChapitre 61 sur 137 · s. Greg. Naz., Or.^ nr · texte numérisé non relu

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fit épouser, de gré ou de force, cette fille de Constantin, déjà veuve, d'un âge assurément fort mûr, et d'un caractère peu féminin, qui avait elle-même décidé Yétranion à usurper la couronne. On lui imposa en outre, pour général de ses armées, le comte Lucilien ^ Quelques paroles furent prononcées par Gallus en faveur de soi frère. Le jeune prince ne demandait, pour profiter do. bonheur inespéré de sa famille, d'autre grâce que k permission d'aller à Constantinople suivre, sous d^ maîtres fameux, le cours de ses études favoritesV. Après quelques difficultés. Constance se décida à loi accorder cette faveur : puis le nouveau César, investi du commandement de l'Orient, prit congé de son parent, *qui comptait bien demeurer toujours son maître.. Les loisirs de Constance, pendant l'hiver, furent eph ployés aussi à un autre genre de cérémonie. Il pourvut à la convocation d'un concile, et à l'excommunication d'un hérétique. Même dans cette expédition prompte et périlleuse, il ne marchait qu'accompagné de ses évêques favoris, les ennemis d'Athanase et les directeurs dangereux de l'Église d'Orient. La mort de Constant, protecteur déclaré des orthodoxes, et représentant armé de la puiie foi de l'Occident, avait ranimé toutes les espérances de ces prélats, et ils suivaient avec anxiété la marche de Constance vers ces régions latines où, siégeaient leurs

1. Aurèl. Yicty de Cœs,, 42.— Zos., ii, 45. — Zon., xiii, 8.— Eutb, X, 12. — Chron, Ahx., p. 679. — Philost., iv, 1.

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