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par des informations contradictoires, le pape Jules se montra digne de Thommage que le monde chrétien ren* dait à sa dignité. Il fit comparaître devant lui les deux députations, et confronta avec soin leurs témoignages. L'énergie des représentants d'Athanase et la clarté de leurs réponses étaient telles que les députés d'Eusèbe, voyant bien de quel côté la balance allait pencher, ne trouvèrent d'autre expédient, pour détourner le coup, que de demander la convocation d'un concile. Jules les prit au mot, et sur-le-champ fit savoir aux deux parties qu'il les convoquait à une réunion libre, où chacun pût être entendu dans ses accusations et dans sa défense. En même temps, donnant une preuve manifeste derintérét qu'il prenait à Âthanase, il lui faisait secrètement der
mander quel lieu il préféraitpourla réunion du concile ^ Âthanase était resté calme à Alexandrie. Ses lettres pastorales, récemment retrouvées, nois le montrent encore cette même année 339, tout occupé des intérêts du culte et de l'édification de son troupeau. A peine quelques allusions à ses périls viennent-elles troubler rémotion de la Joie pieuse qu'à rapproche de la fête de Pâques il recommande à tous les chrétiens ; « Chantons donc avec les saints, s'écrie-t-il, et que personne de nous ne néglige ces devoirs en pensant aux angoisses et aux difficultés de ces temps , et principalement aux maux que suscitent contre nous ces Eusébiens . qui nous font une accusation et un crime de notre culte