‹ L'Eglise et l'Empire Romain au ive siècleChapitre 79 sur 137 · s. Athan., ibid., p. 835. — Théod., ii · texte numérisé non relu

s. Athan., ibid., p. 835. — Théod., ii

« Quelle dépense, interrompit encore Épictèle, serait suffisante pour voiturer tant d'évéques? » — <c Les évoques, assura Libère, ne demandent rien au trésor public : les églises pourvoiront seules à leur transport. » — c< Tout cela est vain, dit l'empereur : cet homme est condamné ; il a offensé tout le monde, mais personne pJiis que moj. Il n'a pas cessé d'exciter contre mon pouvoir la colère de mon frère Constant. Il n'y a point de victoire, pas même celle que j'ai remportée sur Magnenee, qui me tienne tant au cœur que Téloignement de ce scélérat. » — a Empereur, dit Libère, les évêques ne sont point faits pour venger vos injures *• » Constance mit fin à l'entretien en accordant au pape deux jours pour réfléchir et se désister. La ré^ solution du pontife fût inébranlable. Les deux jours passés, on lui annonça sa sentence d'exil, avec l'ordre de se rendre à Bérée,enThrace. L'empereur.lui fit offrir en même temps cinquante pièces d'or pour sa dépense. « Qu'on les reporte à l'empereur, dit le proscrit, je n'en ai point affaire, et il en a besoin pour payer ses soldats.» L'impératrice, troublée peut-être du spectacle de tant de violences, et voulant réparer, par un instinct de douceur naturelle, une partie des maux qu'elle avait involontairement causés, lui fit offrir aussi quelques épargnes tirées de sa bourse particulière. Libère les refusa en souriant : <c Elle a, dit-il, des évoques de ses amis qui

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