s. Athan., Vit, Ântt p
S. Ibid,, p. 492.
314 LA PERSÉGUTIOOI ARIENNE. I
aux fourmis et aux plus méprisables animaux ; et qui ne lui suffise pas de posséder cette lumière intérieure qui n'appartient qu'aux saints et aux anges, el par te* quelle nous Yoyons, non les choses qui passent, maiil Dieu lui-même. Réjouissez -vous d'avoir l'esprit plus éclairé que le corps, et de posséder ces yeux de l'ânM que n'obscurcit point la paille du péché, plutôt que ces yeux charnels qui peuvent, par un seul regard impidique, nous précipiter dans les enfers. » — Un autre jour on le vit se diriger vers la maison d*un corroyear inconnu d'Alexandrie, et comme on cherchait le mottl' de cette visite inattendue : a C'est, dit- il, que j'ai étf averti de Dieu que cet homme est plus avancé que mai dans la piété. — Que pensez-vous du salut, demandât-il au corroyeur? — Je crois , répondit l'ouvrier, que tous en sont dignes par leur vertu, excepté moi qui n'y arriverai point à cause de mes péchés. — VoyeZi dit Antoine, il en a plus appris à son établi que oioi dans ma solitude*. )»
Après plusieurs jours passés dans des discours jen- .blables, auxquels étaient jointes de très-vives allocutioas contre l'hérésie arienne, Antoine sortit d'Alexandrie, reconduit assez loin hors de la ville par Athanase. Les adieux de ces deux amis furent pleins de joie et de paix : puis ils retournèreut à leurs destinées différentes. Athanase rentrait dans Alexandrie, où la persé-