‹ L'Eglise et l'Empire Romain au ive siècleChapitre 98 sur 137 · Rufin, De Vit. Pair,, ch · texte numérisé non relu

Rufin, De Vit. Pair,, ch

et

. cution l'attendait : Antoine sentait sa tâche finie, e( allait ^ mourir dans la solitude. Sur sa route» il traversa de nou- I veau tous ses monastères, laissant à chacun ses instrucj lions. Partout on voulait le retenir; nulle part il ne se laissait arrêter. Le lieu le plus reculé du désert était celui qu'il avait choisi pour finir seul, sous les yeux de ûioii. ^ une vie que Dieu seul avait remplie, et rendre secrètenu; : ; : , à la terre une dépouille mortelle à laquelle il ne pouvait , pardonner d'avoir si longtemps retardé son âme dans la . voie du salut * . Parvenu au fond d'une gratte creusée dans une montagne, sa retraite de prédilection, il sentit la vie qui lui échappait» et fit venir auprès de lui les 4eux seuls disciples dont il eût souffert la compagnie : « J'entre, dit- il» comme il est écrit, dans la voie de mes pères, et je vois que Dieu m'appelle. Vous autres, veillez et jeûnez, et ne perdez pas le fruit de votre long exercice... Vous connaissez les démons qui vous font la guerre; vous savez qu'ils sont farouches, mais qu'ils août impuissants : ne les craignez donc point, mais ftspirez toujours l'esprit du Christ ^^ et ayez confiance. Vivez comme si vous mouriez tous les jours... Point de commerce avec les schismatiques, ni avec les Ikérétiques ariens. Vous savez que je les ai toujours fuis, parce que leur hérésie fait la guerre à mon Christ... Si vous avez eu quelque souci de moi, gardez mon souvenir comme celui d'un père ; ne souffrez point qu'on

i. s. Àthan., Vit Ant., p. 501.

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