Ib., ux
l’épiscopat de «saint dasile. 129
contre moi, écrit-il aux habitons de Néo-Césarée, et votre réunion sous les ordres du chef de mes ennemis, c’étaient là des raisons de me taire, de n’engager avec vous nulle conversation et de ne vous envoyer aucun écrit amical, mais au contraire de dévorer ma peine en silence. Je ne puis pourtant laisser passer tant d’impostures, non que je cherche ma propre vengeance, mais parce que je dois barrer le chemin à l’erreur. La nécessité me contraint à vous parler, pour que vous appreniez à enlever la poutre qui est dans votre œil avant de chercher la paille qui est dans celui d’autrui. Pour ce qui est de nous, nous pardonnons tout; mais Dieu
sonde les cœurs ne reniez pas le nom du
Christ autrement, tant qu’il y aura un souffle
dans ma poitrine et que je pourrai articuler un son, je ne me tairai point devant un tel mal qui menace les âmes *.»
Ce ne sont pas seulement ses inférieurs qu’il gourmande avec cette noble confiance, mais même avec ses supérieurs, avec le pouvoir qui réside à Rome (dont personne plus que lui ne reconnaît l’autorité, puisqu’il ne cesse d’en réclamer l’intervention dans les débats de l’Église d’Orienl), il se croit en droit, nu nom des services qu’il a rendus, défaire entendre une plainte qui ressemble à une réprimande. Il s’irrite de ne point recevoir de réponse à ses appels, et plus encore, des