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passe dans un petit hospice, où une femme en couche meurt chez elle, ayant dû quitter l'Hôtel-Dieu de Barsur-Seine, où elle se trouvait dans la salle commune.
Et pour éviter le retour de pareils incidents, on interdit de recevoir les femmes enceintes, si cela ne peut être fait sans danger, dans les hôpitaux où leur isolement ne peut être assuré, d’autant plus que les gémissements des femmes en travail nuisent au repos des malades :
« Mulieres parturientes in domo nostra non recipientur, SÈ sine periculo possit fieri, propter clamores et gemitus quos emittant dolore partus » (Statut 88 — Hôtel-Dieu-le-Comte), à Troyes. —— 1263. - Legrand, p. 115 (2).
Cette prohibition disparaît, quand René de Bar, er 1270, donne à l’hôpital une maison spécialement destinée à héberger les femmes en couches.
Nombreux sont les hôpitaux pour les femmes enceintes (Le Grand — loc. cit.), et il est intéressant de noter le temps que l’on accorde aux nouvelles mamans, afin de leur permettre de se remettre complètement. C’est le délai considéré actuellement comme le meilleur, trois semaines, et dans bien des hospices le séjour se prolonge si la « magistra » le juge utile :
« Mulieribus ipsis in hospitali post partum tres septimanas « vel amplius, si expedire magistra viderit, congruenter secun- « dum quod talibus convenit in omnibus necessariis provi- « deatur ». (Statut 32 — Hôtel-Dieu de Saint-Pol (1265). Le Grand, p. 124 (2).
« Les femmes grosses qui seront reçues en la maison, puisqu’elles auront enfanté soient illec procurées par 3 semaines, se
tant ils y veulent estre» (Statut II — Hôtel-Dieu de Pontoise, 1265).
De même à l’Hôtel-Dieu de Vernon. — Statut 13, etc. (Se
reporter à Legrand (2).