A URO
L'un de ces livres est le «régime du corps» de Maître Aldebrandin de Sienne (2) ; l’autre, le « Liber de proprietatibus rerum », du moine fransciscain Barthélemy l’Anglais (3), en 1230, est un ouvrage sans prétention, à l’usage des simples et des ignorants : « simplices et rudes).
Aldebrandin de Sienne nous dit «comment on doit garder l'enfant quand il est nés» (p. 74).
Tout d’abord lui lier l’ombilic :
« Prendre i. fil de laine retors et loier sur le boutine, et après mètre dessus drapiaus molliés en oiïle, et laïissier jusques à iiij. jors, et quant il sera caüs (tombé), si vous devez haster de mettre sus du sel delié mellé à pourre délié de cost, ou de somac ou d’origano ».
La nourrice, qui doit avoir ses ongles soigneusement « roignies », lui « espurgiere les oreilles et les narines ». Il faut qu’elle «le laisse dormir en biercuel » soigneusement couvert pour « le garder du froit >» auquel il est très sensible.
Ce n’est donc pas depuis peu de temps que l’on insiste sur la nécessité de ne pas coucher l’enfant avec sa mère, mais de lui donner un berceau. Au Moyen- Age, l'Eglise recommande déjà aux mères, par crainte qu'elles ne les étouffent en dormant, de ne pas mettre ces frêles créatures dans leur lit.
Dans un concile tenu en Angleterre, la défense est formelle :
De nutricibus parvulos suffocantis :
« Item, cum ex eo, quod mulieres, et nutrices parvulorum, quos enutriunt, in lectis suis incante juxta se collocant, provenit frequens et dolenda nimis oppressio, sen suffocation hujusmodi parvulorum, et sic inde procedit mortis occasio, unde vitæ comsumptioe sperebatur ; inhibemus, ne patres, vel matres,