‹ L'Église et l'Hygiène au Moyen-ÂgeChapitre 29 sur 77 · MOT · texte numérisé non relu

MOT

Barthélemy lAnglais, au livre VI, donne les mêmes conseils, auxquels il croit bon d’ajouier « d’oindre de huile rosat et froter par tous les membres » et plus spécialement «les mâles, de qui les membres doyvent être plus durs que es femelles pour le labeur... ». Puis suit une précaution très sage : ne donner nulle médecine à lenfant quand il est malade, maïs plutôt à sa nourrice.

Le choix de la nourrice est assez bien indiqué par

maître Aldebrandin.

Tout d’abord, c’est la mère qui doit allaiter son enfant : « Sachiés que li lais que on li doit donnere et cil ki mieux li vaut, s’il est cil de la mère ».

Si la mère prend une nourrice, « il convient de garder son aage, sa forme, ses coutumes, ses membres, s’ele a bon lait et le tans qu’ele a eu enfant, se c’est loing ou priés. », et la nourrice qu’il conseille est celle qui

a un enfant de 1 mois ou 2.

Pas de rapports sexuels pour la nourrice, car la grossesse peut avoir une mauvaise influence sur son lait.

La nourriture doit être soignée : bonnes viandes, agneau, poules, poissons à écailles, laitues, mais pas d’oignon, ni senevé, ni ail, ni menthe, etc...

On retrouve sans cesse, dans les statuts des hôpitaux comme dans les ordonnances des conciles et des capitulaires, la sollicitude générale de l'Eglise en faveur des faibles et des petits. Ceci nous fait ouvrir une des plus belles pages de Fhistoire du Moyen-Age, celle de

l'enfance abandonnée.

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