‹ L'Église et l'Hygiène au Moyen-ÂgeChapitre 55 sur 77 · MO · texte numérisé non relu

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LA MORALE CHRÉTIENNE. — Le moyen le plus efficace pour enrayer la prostitution, l’Eglise le comprend bien, c’ést de répandre dans les masses populaires, comme dans la haute société, ce qui fait partie intégrante de sa Mission : la Morale évangélique.

Mais son action se limite heureusement à ses adeptes sincères, et, même au Moyen-Age, pourtant si chrétien sous certains rois, le travail à accomplir dans ce but est immense.

Il n’en reste pas moins que la Morale résoud à sa base le problème de la prostitution et de ses dérivés, tandis que les autres remèdes, empiriques, ne visent que ses effets.

Par ses deux institutions, chasteté et mariage, l'Eglise oppose le plus efficace bouclier au péril vénérien. «Il est évident que la prophylaxie la plus simple et la meilleure est la prophylaxie individuelle, basée sur la monogamie respectée. Si chaque homme n’avait de rapports sexuels qu’avec sa femme légitime, les maladies vénériennes disparaîtraient (*) ».

On est obligé de constater, écrit le Professeur Abelous, que dans la lutte entreprise par l’homme pour s'élever au-dessus de l’animalité, tout est profit pour le corps et pour l’âme, pour le présent et pour l’avenir, pour lindividu, pour sa descendance et pour la Société.

En voulant l’hygiène morale, l'Eglise fait œuvre d'hygiène sociale.

(#) D' F. Escande. — Le problème de la chasteté masculine au point de vue scientifique. — Préface de M. le P' Abelous. Paris. Baillère, 1919.

NOTES DU CHAPITRE

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