‹ L'Église et l'Hygiène au Moyen-ÂgeChapitre 63 sur 77 · ANS AE · texte numérisé non relu

ANS AE

« Item, aura en laditte confrarie 26 liz, garniz de draps et couvertures, dont il en aura 2 à l’ospital de Saint-Lyenart pour coucher les pauvres trépassants ; et les autres 24 seront ordenez pour prêter aux povres femmes gisans (en couches) et povres escoliers.

CARTE S'il avient que aucuns d’iceulz povres voisent de vie à trépassement, ils en prendront et mettront un autre en son lieu et pour touz avoir ledit nombre accompli.

CA Elle devra assurer aux povres malades des ospitaulz

et aux povres prisonniers du pain blanc ».

(Arch. nat. sect. hist. JJ. 114 —— N° 251, f°" 129 V° et 130).

De même que les confréries ont débordé les corporations de métiers, les œuvres charitables débordent les confréries. L’hospice de Biloque, à Gand, est de 1227 ; la Maison-Dieu, de Saint-Malo, de 1252 ; le Saint-Esprit, de Hanovre, de 1252 ; l'asile des Filles-Dieu, de Paris, celui des Six-Vingts, de Chartres, celui des Enfants trouvés, de Lille, les sociétés créées pour l’ensevelissement des morts, les asiles de vieillards fondés à Valence, à Tournai, les « charités> normandes d’Evreux, les maisons pour femmes en couches, se multiplient en France, en Italie, en Allemagne (Léon Lallemand) (6).

Cette société, que bouleversent tant d’invasions, tant de guerres, tant d’épidémies, qui seraient encore, même pour la science moderne, une épreuve terrible, n’est pas moins sortie victorieuse de toutes ces luttes. D’où lui est venu le secours, sinon de la multiplicité de ses œuvres d'hygiène collective, fruits de «l'esprit chrétien qui entretenait, à travers les caprices de la force, les souillures de l’arbitraire, cette santé morale, qui a engendré tant de vertus » ? (Luce) (12).

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