‹ L'Église et l'Hygiène au Moyen-ÂgeChapitre 62 sur 77 · III. — ORDRES HOSPITALIERS FÉMININS · texte numérisé non relu

III. — ORDRES HOSPITALIERS FÉMININS

1. — Les Hospitalières de Saint-Jean de Jérusalem, instituées en même temps que les Chevaliers de ce nom, dont elles suivent la règle, se répandent en Europe. A Jérusalem, leur hôpital est dédié à Sainte-Madeleine. Leur siège principal est lhôpital Sainte-Catherine, à Paris. Elles soignent les malades, visitent les femmes pauvres, et donnent la sépulture aux noyés et à tous ceux qui meurent de mort violente ou en prison.

2. — L'Ordre de Sainte-Elisabeth doit son nom à la bien connue comtesse de Thuringe, qui épousa, en 1221, le landgrave de Thuringe, Louis IV le Saint. À l’exemple de son mari, elle fait construire des hôpitaux au pied de la Wartburg et à Eisenach. Dans un temps de famine, elle nourrit pendant deux années, 900 malheureux.

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Les religieuses de l’institut ont pour principal objet le soin des pauvres et des malades. L'Ordre exerce encore aujourd’hui en Autriche et est désigné en France sous le nom de Sœurs Grises. |

Les Sœurs de la Faille, ordre dérivé du précédent, appelées ainsi à cause de leurs grand manteaux, sont fondées pour le soin des malades à domicile et la visite des pestiférés.

(Migne -— Encyclopédie théologique — t. 21, p. 149).

3. — Les Béguines débutent à Liège, vers la fin du XIIe siècle, où le prêtre Lambert Beggh, ou le Bègue, leur inaugure un béguinage (petites maisons essaimées dans un spacieux jardin et entourées d’un mur commun). Elles s'occupent du soin des malades, soit dans leurs établissements, soit dans les hôpitaux étrangers.

Louis XI les supprima en France, à cause d’abus nombreux survenus chez elles.

CONCLUSION. — On ne peut se lasser d'admirer la diversité des œuvres d’assistance, nous dirions aujourd'hui d'hygiène sociale, qui fleurissent au Moyen-Age.

L’élite du clergé, la bourgeoisie lettrée attestent leur amour des lumières en fondant de nombreux collèges.

Ces fondations sont tellement nombreuses que quelques-unes d’entre elles paraissent avoir échappé aux recherches des érudits (arch. nat. sect. jurid. X. 1 à 21. Fes 300 et 301).

Jean de Châteauvillain, par exemple, évêque de Châlons-sur-Marne de 1284 à 1313, fonde un confrérie de charité, dont les statuts sont confirmés par Charles V.

FRNATEE Les 10 gouverneurs (de cette confrérie) feront guérir aux dépens de la ditte confrarie povres enfans, orphenins et autres malades de leurs chiefs.

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