‹ L'Église et l'Hygiène au Moyen-ÂgeChapitre 66 sur 77 · LE · texte numérisé non relu

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c’est également l’isolement du chapelain dans les locaux qui surmontent une porte de la ville :

« En premier lieu, ilz donneront ordre que suivant leur désir charitable le père qu'ils entendion infecter avec son compaignon serait accommodé de demeure sur Ia porte de la Barre, et que pour le bien de la ville le rempart en cet endroit seroit fermé de croustas a deux costéz.…. ».

Eusuite, pour le cas où le chapelain doit sortir :

« Que quant à la marcque pour servir de préservation des sains, ils poldriont porter verghe blancne ou rouge à leur discrétion... ».

Et, malgré ce signe qui doit éloigner les passants, le chapelain ne peut se rendre qu’auprès des personnes indiquées par les médecins assermentés :

« Item dernier, que ledict père fera seulement les debvoirs que dessus aux personnes et lieux assignez par les accordz faictz avec les docteur et chirurgien sermentez ».

(Arch. comm. de Lille, registre aux mémoires — 1616 — f° 30 — cité par (6), p. 4).

De plus, on a recours au clergé pour l’application des ordonnances sanitaires :

Au cours d’une terrible épidémie (6) où les règlements édictés par le Magistrat restent impuissants, le peuple, affolé, ne les observant pas, on demande aux prédicateurs d’agir sur la masse des fidèles. Leurs voix sont écoutées, leurs conseils mis en pratique, et l’épidémie ne tarde pas à décroître pour s’éteindre quatre mois après.

« Les services rendus à Lille aux époques de peste, c’est-à-dire pendant des centaines d’années, par tous

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