Tageno, m, g. SS., XYII, 516. - Cf. ;./. G., XX
rembarqua pour l'Europe; d'autres, sous la conduite de Frédéric de Souabe, gagnèrent Antioche et eurent à y supporter une terrible épidémie; les débris de| cette immense armée finirent par aller grossir les contingents croisés devant Saint-Jean d'Acre.
§ 3. — Le siège de Saint-Jean d'Acre (1189-1191).
Ce fut en effet autour de cette place importante que toutes les armées de la chrétienté se réunirent Le roi de Jérusalem, Guy de Lusignan, délivré d( sa captivité, avait rallié à Tripoli et à Tyr les débris de l'armée chrétienne et au mois de juin 1189, ilvinS s'installer devant Saint- Jean d'Acre, sur la colline dit( des Francs, pendant que des navires pisans bloquaien le port^. Alors commença le siège, digne d'une épopée, qui pendant deux ans rassembla comme dans ur champ clos toutes' les forces de la chrétienté et d( l'islam : aucun épisode ne fait mieux saisir les traitJ caractéristiques des deux civilisations qui se heurtaient ainsi en Orient.
La ville d'Acre était construite sur une colline qù forme en s'avançant dans la mer une sorte de près qu'île triangulaire : ses ports, situés au sud-est, étaien bien abrités. Du côté de la terre s'étend sur quatn lieues de long une plaine limitée au sud par le pro montoire du Mont Carmel : le Belus la traverse et s jette dans la mer à l'est de la ville ; elle est couverte d jardins et de marécages au milieu desquels se dressen les derniers contreforts du Saron, au nord la collin de Montmusart, comprise en partie dans l'enceint et, à l'est, le Turon ou colline des Francs, où s trouvait l'armée du roi de Jérusalem. Les fortifica