‹ L'Église et l'Orient au Moyen ÂgeChapitre 107 sur 268 · CONTirf. GUILL. DE Ttr, XXIV · texte numérisé non relu

CONTirf. GUILL. DE Ttr, XXIV

lions déjà considérables avaient été renforcées par ordre de Saladin : des fossés profonds séparaient la presqu'île du continent; à l'angle nord-est, la Tour Maudite dominait la plaine, et le port était protégé par une digue sur laquelle s'élevait la Tour des Mouches.

Bientôt arrivèrent successivement les flottes qui portaient les croisés venus des pays d'Europe ; les navires accostaient dans une petite anse située au nord de la ville ou à l'embouchure du Bélus. Le 13 septembre 1189, parurent les flottes septentrionales qui avaient dû contourner toute l'Europe, celle des Scandinaves et la flotte anglo-flamande conduite par l'archevêque de Cantorbery et Jacques d'Avesne^ Les croisés du nord s'établirent le long du Bélus qu'ils détournèrent de son cours : après avoir creusé des retranchements, ils firent des palissades avec le bois de leurs navires et des tentes avec les voiles 2. Puis vinrent l'évêque de Beauvais avec des Champenois et des Italiens, Conrad de Montferrat avec 1.000 chevaliers et 20.000 piétons, le landgrave de Thuringe (septembre 1189). La navigation était interrompue en hiver, mais avec le retour de la belle saison, on voyait arriver de nouveaux renforts, Henri comte de Champagne accompagné de Français, d'Anglais, d'Italiens (28 juillet 1190), Frédéric de Souabe et ce qui restait de la croisade de Barberousse (septembre 1190) et enfin les deux princes dont les hésitations avaient excité la verve railleuse de Bertrand de Born, Philippe- Auguste roi de France (20 avril 1191) et Richard Cœur-de-Lion roi d'Angleterre, dont l'arrivée fut célébrée par des feux de joie. Partis ensemble de Vézelai

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