‹ L'Église et l'Orient au Moyen ÂgeChapitre 234 sur 268 · DELAVlt.I.E-LEROUI.X, p · texte numérisé non relu

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2. Sur Jean de Vienne voy. l'étude de Terrier de Loray, Paris, 1878.

accablés de flèches, après avoir perdu un grand nombre d'hommes et de chevaux, ils parvinrent à franchir les pieux et à mettre l'infanterie turque en déroute. Au lieu d'attendre l'armée hongroise, le connétable fait de nouveau sonner la charge et les Français se mettent à la poursuite des fuyards : arrivés au sommet d'une colline ils se trouvent tout à coup en face de 40.000 Turcs d'élite qui formaient une troisième ligne et qui sur l'ordre de Bajazet se mettent immédiatement en mouvement pour envelopper les croisés. Les Français se défendent comme des lions, mais ils sont comme engloutis au milieu des bataillons épais de janissaires. L'amiral Jean de Vienne est tué; Boucicaut, le comte de Nevers et la plupart des chevaliers sont faits prisonniers. A cette vue les alliés valaques et transylvains font défection, tandis que les Serbes restés indécis jusque-là achèvent la victoire en empêchant les Hongrois de secourir les Français. Après avoir lutté longtemps, le roi Sigismond dut diriger la retraite vers le Danube. Tout le camp des croisés et les équipages somptueux des seigneurs français tombèrent aux mains de Bajazet, mais exaspéré d'avoir acheté la victoire par la mort de trente à quarante mille des siens, le sultan fit massacrer ses prisonniers : seuls les seigneurs de marque, parmi lesquels Jean Sans-Peur et Boucicaut furent épargnés pour être mis à rançon. Une ambassade envoyée par Charles VI en Turquie obtint leur délivrance au prix de 200.000 florins K

La victoire de Nicopolis rendait Bajazet maître de la péninsule des Balkans et il semble qu'il ait d'abord hésité sur le parti qu'il allait en tirer. Successivement il continue sa marche en Hongrie, puis cherche sans y réussira enlever Constantinople et enfin jette ses trou-

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