‹ L'Église et l'Orient au Moyen ÂgeChapitre 236 sur 268 · Delaville-Lerollx, p · texte numérisé non relu

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jazet reçut une lettre injurieuse où Tamerlan affectait de le traiter comme un faux Turc en lui donnant le titre du « Kaïssar i Roum » (César de Rome). En 1400, Tamerlan se jeta sur Siwas, fit massacrer tous les habitants et tuer un fils de Bajazet, mais au lieu de continuer sa marche vers l'ouest, il se tourna contre les Mamlouks, s'empara d'Alep, de Bâlbek, de Damas, puis de Bagdad (1401). Après avoir reçu une lettre insultante de Bajazet, il revint en Asie Mineure et assiégea Angora (Ancyre) avec une armée de 300.000 hommes. Bajazet vint au secours de la place avec 120.000 hommes : c'était ce que désirait Tamerlan Le 20 juillet 1402, les Ottomans ne purent résister au choc des Turcs de Transoxiane : les contingents d'Asie Mineure voyant leurs anciens maîtres dans l'armée de Tamerlan, passèrent à l'ennemi Après une héroïque résistance à la tête de ses janissaires, Bajazet fut fait prisonnier et malgré le traitement honorable dont il fut l'objet de la part du vainqueur, il mourut d'épuisement et de chagrin au bout de quelque temps ^

Le premier résultat de la bataille d' Ancyre fut un véritable elîondrement de la puissance ottomane. Les émirs turcs détrônés par Bajazet furent restaurés en Asie Mineure. L'empereur Jean Paléologue laissé par Manuel à Constantinople paya à Tamerlan le tribut qu'il acquittait autrefois aux Turcs; les habitants de Péra arborèrent la bannière du vainqueur. Tamerlan lui-même continua sa route jusqu'à Smyrne, qui était jL occupée par les chevaliers de Rhodes depuis la croisade de 1346, et s'en empara en massacrant toute sa • population 2. Malgré cet acte significatif, la chrétienté eut l'illusion que l'arrivée de Tamerlan allait rétablir

4. De! AVI i.E-LF.ROrLX, p. 392-394. De Hammer, H, 86-95. 2. Delamlle-Leroulx, p. 395.

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